Le Chant du monde

Le Chant du Monde
Textes : Jean Giono - Musique : Etienne Planel

Création musicale commandée en 2011 par le Conseil général des Alpes de Haute-Provence à Étienne Planel,  dans le cadre du Plan Intégré Transfrontalier "Itinérance culturelle" (projet soutenu par l'Europe, programme Interreg Alcotra).
Interprété par l'Harmonie départementale des Alpes de Haute-Provence et le Chœur des Alpes de Provence sous la direction conjointe de Didier Raynal et Christine Gervais, avec Dominique Zamparini en qualité de récitant.

Présentation de l'œuvre musicale par son compositeur Étienne Planel
«Le Chant du Monde, publié en 1934, fait partie des romans phares de l'œuvre de Giono. A plusieurs reprises, il l'a retravaillé pour en extraire d'abord un scénario (en 1942, mais le film ne sera jamais été tourné) puis une pièce de théâtre, Le cheval fou en 1960.


Étienne Planel, un compositeur heureux…

Antonio, surnommé "l'homme du fleuve", mène une vie sauvage en accord avec les éléments naturels. Il va se détourner pour accompagner Matelot, dont l'un des jumeaux parti couper du bois n'a plus donné signe de nouvelles depuis plusieurs mois. C'est le début d'une quête fiévreuse, le long des berges d'un fleuve jusqu'au pays Rebeillard, contrée imaginaire, dans une époque indéterminée.
L'œuvre musicale, Le chant du monde, pour récitant, orchestre d'harmonie et grand chœur mixte, trouve sa source dans une musique que le texte semble appeler à chaque ligne. D'abord musique des éléments, puis musique des hommes, recherchant en elle la sublimation de leurs joies et de leurs peurs, à travers quelques chants dont les paroles sont inventées.
En travaillant sur le scénario du film en 1942, Jean Giono concrétise ce lien en donnant, dans une "note pour la musique" , une référence importante : La Passacaille et fugue pour orgue en do mineur BWV 582, de Jean-Sébastien Bach, ressentie comme l'illustration musicale de la quête incessante. Giono souhaitait que la musique du film soit extraite en grande partie de cette œuvre de Bach, en la retravaillant pour adhérer au mieux à l'action.
Basée sur un thème unique et lancinant,cette suite de variations se retrouve en filigrane tout au long du Chant du monde, en écho au souhait du romancier et scénariste Jean Giono.
Cette œuvre musicale a la particularité de relier plusieurs univers artistiques dont les croisements sont assez rares. L'orchestre d'harmonie possède un répertoire bien spécifique, auquel on a très rarement mêlé le chœur et encore plus rarement le texte parlé, incarné par un récitant.
Le travail sur cette œuvre a d'abord pris une tournure littéraire, puisqu'il a fallu condenser un roman de 270 pages en 10 pages tout au plus, sans en édulcorer le sens. Ensuite, il était nécessaire de trouver un système de notation flexible qui permette au chef d'orchestre et au récitant de se retrouver grâce à des points de repères précis figurant à la fois dans le texte et sur la partition. Musicalement, presque tout le matériau découle du thème de la Passacaille pour orgue de Jean-Sébastien Bach, en plus de l'apparition ponctuelle des variations qui constituent l'œuvre.
A chaque étape importante de la quête des deux hommes, ces débuts de variations sont présentés puis, dans une sorte de fondu-enchaîné, basculent doucement vers une écriture plus moderne. Le chœur occupe d'abord une fonction instrumentale. Il est générateur d'une palette de timbres, venant tour à tour s'opposer ou se mêler à l'écriture de l'orchestre. Les quelques chants imaginaires, dont Giono a écrit les paroles, sont également interprétés par le chœur.
Le fleuve, personnage central, incarné par une musique basée sur un mode très reconnaissable, encadre toute l'œuvre. Il en est le début et la fin, ainsi que le miroir des aspirations humaines, comme l'a écrit Jean Giono : Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d'aventures

Dates et lieux de représentations :
Samedi 15 octobre à 21 h 00 au théâtre Jean Le Bleu à Manosque
Dimanche 23 octobre à 16 h 00 à la cathédrale d’Entrevaux
Samedi 5 novembre à 21 h 00 au théâtre El Zocalo à Barcelonnette
Dimanche 6 novembre à 16 h 00 au théâtre Milanollo à Savigliano (Italie)



Étienne Planel… attentif au moindre détail dans l'exécution de son œuvre.


Christine Gervais et Didier Raynal en répétition.


Un chœur en harmonie avec ses chefs.


Les beaux sons des bassons...


Didier Raynal et sa baguette… magique.


15 octobre 2011
Création du Chant du Monde au théâtre Jean le Bleu à Manosque
Le public n'a pas hésité à investir le théâtre Jean le Bleu de Manosque pour la création de cette œuvre. Certes Jean Giono est une icône indémodable qui attirera encore bien longtemps les foules, mais les amateurs de musique savaient aussi qu'un événement de première importance allait se passer. Réunir deux ensembles majeurs de notre région, voilà une gageure qui devait a priori garantir le succès.
Et puis Étienne Planel n'est pas n'importe qui. Ce jeune musicien d'une trentaine d'années, passé d'une licence en biologie moléculaire à la composition (élève au conservatoire national de région de Marseille puis aux conservatoires nationaux supérieurs de Paris et de Lyon) enseigne actuellement l'écriture et la formation musicale. C'est un compositeur de talent très inspiré dont l'avenir est des plus prometteurs.
Salle comble et tonnerres d'applaudissements ont permis de mesurer la satisfaction des spectateurs pour cette grande première.


Dominique Zamparini, une voix chaude et profonde pour créer une émotion en accord avec les musiciens et les choristes.


Didier Raynal à la direction de l'Harmonie départementale des Alpes de Haute-Provence…


… et Christine Gervais à celle du Chœur départemental des Alpes de Provence.


En tout une centaine de musiciens et choristes sur scène : des moyens humains pour cette création du Chant du Monde.


Christine Gervais et Didier Raynal en direction conjointe lors de l'exécution de l'œuvre d'Étienne Planel.


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