Le Castellet

2016 - Centenaire 14-18

Expo Centenaire 14-18

En 2016, comme ce fut déjà le cas en 2015 et en 2014, l'association Castellum a organisé son exposition annuelle sur le thème du centenaire de la guerre de 14-18 avec, pour objet principal, un hommage aux soldats des trois villages du val de Rancure tués il y a cent ans. Rendez-vous était donné aux visiteurs le dimanche 20 novembre. Dès l'ouverture de l'exposition les premiers arrivants montrèrent leur intérêt.

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Parmi ces tout premiers, notre maire, Henri Garcia, accompagné de son fils David et de sa petite-fille, en conversation
avec la présidente de l'association Rancure d'Oraison, Michèle Chenault, qui avait fait son exposition sur le même thème
du centenaire le 11 novembre dernier.

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Autre association qui a les mêmes préoccupations que Castellum, Les Amis des Mées avec Alain Robert, Joseph Bloise (également
conseiller municipal aux Mées) et René X. Inséré entre eux, Louis Bonnet, le prof' de provençal des Fileuses d'Oraison.

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Bénédicte Bonnafoux, notre secrétaire de mairie, n'a pas manqué la visite, en compagnie de son époux Éric.

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Quant à Serge Sardella, il n'est plus notre conseiller départemental depuis le redécoupage des cantons,
mais il nous honore toujours avec fidélité de son amitié.

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Toute la matinée la foule s'est déplacée pour venir consulter cette exposition et rendre un hommage à des aïeux ou plus simplement
pour signifier qu'on n'oublie pas, même cent ans après, la perte de ces pauvres jeunes gens d'une génération sacrifiée.

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Même ardente fréquentation l'après-midi, avec les mêmes motivations. Un peu plus de quatre-vingt-dix personnes ont ainsi fait
le déplacement depuis Le Castellet, bien sûr, mais aussi (en faible pourcentage toutefois) d'Entrevennes et de Puimichel, et, en plus
grand nombre, de communes voisines comme Oraison, La Brillanne, Les Mées, Manosque, Sainte-Tulle, Corbières et même Riez.

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À midi, bien sûr, Castellum offrait à toutes les personnes présentes le verre de l'amitié et du souvenir.

L'exposition
La salle polyvalente du Castellet a servi d'écrin pour cette exposition divisée en plusieurs volets avec tout d'abord des thèmes généraux concernant cette période, mais sans lien direct avec le territoire du val de Rancure. Thèmes variés, plutôt anecdotiques comme une étude sur les chansons ou sur l'argot. Thèmes historiques sur les batailles de Verdun ou de la Somme ainsi que sur la participation française aux soins de l'armée serbe en déroute ou l'arrivée du corps expéditionnaire russe. Plus en rapport avec notre terroir, quelques courriers de famille locales ont permis d'aborder des aspects de la vie quotidienne des soldats sur le front et de leurs parents restés au pays.

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Nombreuses furent les chansons qui se rapportent au conflit de 14-18. Des chansons d'ambiance juste avant la déclaration de guerre
comme
La Madelon, puis La Madelon de la Victoire après l'armistice ; des chansons patriotiques et guerrières pour soutenir le moral
des troupes et éviter que la lassitude d'un conflit aussi long ne gagne les combattants et leur familles.

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Mais la contestation et le pacifisme ont donné naissance à d'autres chansons en opposition totale avec l'esprit que souhaitait donner
l'État à une certaine musique officielle. Contestation souvent anonyme et punie par les autorités. Enfin des chansons
légères
ont vu le jour pour vanter les charmes des petites femmes ou du vin, deux éléments jugés euphorisants, donc bons pour les poilus !

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L'argot déjà existant dans certains milieux populaires ou dans divers corps de métiers, quand ce n'était pas dans les bas-fonds
des grandes ville, s'est vu largement enrichi dans les tranchées. Le recours à un vocabulaire trivial concernant des
initiés constituait
à coup sûr un lien de fraternité pour de pauvres gosses de toutes origines venus sur le front se faire
casser la pipe.

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Quant au courrier, en 1916 comme en 1914, il laisse percevoir une retenue du discours afin, dans un sens comme dans l'autre,
de ne pas accroître les angoisses et les peurs du soldat comme de ses parents, de sa femme et de ses enfants.

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Épisodes encore méconnus de la Grande Guerre, l'arrivée en France d'un corps expéditionnaire russe d'une part et le soutien médical
d'une armée serbe en déroute par des Français, voilà encore des thèmes traités par Castellum cette année…

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… toute comme – et c'était le moins que l'on pût faire – les batailles majeures, effroyables et sanglantes de Verdun et de la Somme.

Hommage aux morts pour la France de 1916
Une nouvelle fois un travail considérable a été accompli par Claudine et Philippe Ligonesche ainsi que par Philippe Coulet pour faire un hommage aux treize natifs du Castellet, d'Entrevennes et de Puimichel tombé en cette année 1916. Le travail a porté à la fois sur les circonstances, les conditions, les lieux où ces pauvres soldats ont perdu leur vie, mais aussi sur leur généalogie avec la recherche de leurs ancêtres, éventuellement des lieux d'où ils venaient.

Soldats LeCast1

Soldats LeCast2
Remerciements au passage aux personnes et aux familles qui ont permis d'assurer cette exposition en nous confiant des documents,
des photos, des courriers. Et hommage aux trois soldats du Castellets morts en 1916.

Soldats Entrevennes1

Soldats Entrevennes2

Soldats Entrevennes3
Pour cette année 1916 Entrevennes a payé le plus lourd tribut en vies humaines avec six de ses enfants disparus au combat.

Soldats Puimiche1

Soldats Puimiche2
Enfin Puimichel compte six décès pour cette même année 1916.

Liens de parenté entre les différents soldats tombés sur le front
Comme l'an dernier, Philippe Ligonesche a complété le tableau des liens de parenté entre les soldats tombés en 1916. Et l'on s'aperçoit ainsi des nombreux cousinages – sans compter les liens de fratries – qui rendent encore plus terribles les deuils des familles. Car ces cas particuliers sur notre terroir peuvent être étendus à toutes les régions, à toutes les provinces, à la France entière. Les familles ont été décimées. Nombreux ont perdu un fils, parfois aussi un petit-fils, un frère, un gendre, un petit-cousin, un beau-frère. Des générations entières ont parfois été totalement rayées dans une même famille.

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Ce long tableau montre de très nombreux liens de parenté entre des soldats tués de 1914 à 1916 (les cases tricolores en bas du tableau).
Pour des raisons de facilité de consultation il est détaillé ci-dessous en quatre volets.

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Premier volet

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Deuxième volet

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Troisième volet

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Quatrième volet

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Autre tableau de liens de parenté

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Dernier tableau de liens de parenté.