Le Castellet

Chemin de Riez

Ce sentier, réouvert tout récemment par l'ONF, emprunte l'ancien chemin de Riez qui passait par le ravin de la Borie et qui fut utilisé des siècles durant pour relier Sisteron à Riez. C'était le chemin des paysans qui partaient avec leurs troupeaux au grand marché de Riez ; c'était aussi le chemin des armées, ce dont on garde trace dans les archives municipales. Ici l'ONF agit en concertation avec la municipalité. Les idées sont exposées (d'ailleurs Philippe Favre, notre garde-forestier en a de très bonnes), le travail est fait par l'ONF mais sur commande de la mairie et bien sûr avec un financement communal.
Depuis quelques années ce sentier n'était plus utilisé et avait été envahi par une végétation incontrôlée. Seul le début de ce sentier était encore praticable depuis quelques dizaines d'années, dans la mesure où des explorations pétrolières avaient été lancées à l'époque au Castellet. Une route, connue aujourd'hui sous le nom de route du Pétrole, avait été tracée à partir de ce ravin et le quittait plus loin pour s'orienter vers le sud-ouest avant de rejoindre le plateau de Brusse. L'ONF a donc coupé, élagué, débroussaillé, bref remis les lieux en état pour retrouver tout le tracé de ce chemin de Riez.

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Pour effectuer cette promenade le plus simple est de garer son véhicule au centre du village (place du Barri ou parking du vallon de la Fouent) au point numéro 1 sur la carte. On passera ensuite par la «déviation» (D12) en se dirigeant vers l'est. Bien que tracé en bleu, le cours du torrent Rancure est complètement à sec depuis plusieurs années et se présente sous la forme d'un lit de galets. On le remonte sur 200 mètres avant de découvrir, à main droite, le départ du sentier (point numéro 2).

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On est dans le lit du Rancure et on cherchera, sur la droite, le sentier qui s'ouvre dans le ravin de la Borie. D'ici on ne le distingue pas vraiment, mais, en faisant cinquante mètres de plus, on ne peut vraiment pas le rater.

On emprunte donc ce sentier qui s'ouvre dans une végétation composée essentiellement de chênes blancs et de chênes verts, de pins, de cades et de genêts. Au bout de 250 mètres il ne faut pas rater l'embranchement à gauche, peu facile à localiser (point numéro 3). En effet aucun marquage n'est visible au sol ou sur les arbres. En revanche après dix mètres sur ce chemin on trouve un petit trait de peinture orange sur un arbrisseau. C'est donc bien là ! On peut aussi repérer à gauche un érable de Montpellier.

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Attention, les étourdis sont priés de surveiller l'embranchement, sinon ils vont continuer tout droit sur la «route du Pétrole». La marque orange sur l'arbre vous indiquera que vous êtes dans la bonne direction.

Il ne reste plus qu'à entamer la montée vers le sommet du plateau. On poursuit un tout petit moment (encore 200 mètres environ) en parallèle du chemin qu'on vient de quitter, toujours en fond de ce ravin de la Borie. On observe alors au sol un galet portant une flèche orange (point numéro 4) qui matérialise la poursuite du trajet par un premier virage en épingle à cheveux. On quitte alors le fond du ravin pour gravir sur son flanc.

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Arrivés à cette marque au sol (merci de ne pas la déplacer), on est à la première épingle du trajet. Une autre en sens inverse à 200 mètres et on attaque la vraie montée qui nous fera arriver au sommet de la colline.



La végétation ne change pas, mais au printemps le sol est par endroits recouvert de toutes sortes de fleurs, violettes et parfois orchidées sauvages.

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Un plaisir pour les amateurs de flore sauvage, cette petite randonnée permet d'apprécier de magnifiques trésors de la nature comme cette si belle orchidée, commune à notre région.



En se retournant on commence à découvrir un joli point de vue sur la vallée et le village du Catellet (point numéro 5 sur la carte). Du fait du tracé à flanc de coteau on garde une vue plongeante du côté droit tout au long du sentier qui permet en permanence d'observer le panorama de plus en plus haut au fur et à mesure qu'on progresse.

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Ici on s'est élevé d'environ 130 mètres par rapport au Castellet. Le regard embrasse une grande partie de la vallée et du village lui-même, ainsi que la colline nord qui permet de rejoindre Les Mées et bien sûr Sisteron encore plus loin.






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La montée est assez abrupte, comme on peut le constater en regardant soit en arrière soit devant soi. En fait la pente moyenne de cette portion de sentier est de l'ordre de 13,5 %.

On aperçoit maintenant, toujours du côté droit, de très jolis ravinements dus à l'érosion, dans le flanc ouest du ravin des Bories. Cela occasionne des sortes de petites falaises de conglomérat de poudingue au-dessus desquels les arbres semblent en équilibre précaire. Encore quelques mètres et la partie récemment réaménagée de ce sentier se termine. On escalade une toute petit butte en terre (point numéro 6) et on rejoint le chemin qui avait été préalablement reconditionné pour mener à une plantation d'oliviers sur le Bois de Roux.




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Fin de la portion récemment remise en valeur par l'ONF : on rejoint une partie du chemin de Riez qui, étant utilisée par des cultivateurs, n'avait pas été laissée à l'abandon. La partie la plus raide du trajet est terminée.

Jusqu'ici, depuis le point numéro 2, c'est-à-dire depuis le départ du sentier, on a parcouru quelque 1250 mètres pour une dénivellation de 167 mètres, soit une pente d'environ 13,5 %. La suite est plus facile puisqu'en plus de 600 mètres de parcours on s'élèvera à peine d'une dizaine de mètres. On sera alors, au terme de 1800 mètres de trajet, au carrefour avec le PR qui sillonne le plateau et fait le grand tour des lieux-dits Coguille, Lebret, Codaret, Moisson, Valbonnette, et le Colombier. Il ne reste plus qu'à redescendre vers Le Castellet soit en prenant une bifurcation du PR passant par les ruines de Brusse et par Ville-Vieille, soit en empruntant la route goudronnée du chemin du Colombier, plus longue, mais plus facile. En choisissant cette dernière option on aura fait une boucle de près de 5,5 kilomètres.

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